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Face aux inquiétudes des chefs d’entreprise, Sébastien Lecornu pointe le risque d’une absence de budget pour la France

Face aux inquiétudes des chefs d’entreprise, Sébastien Lecornu pointe le risque d’une absence de budget pour la France

Alors que la communauté entrepreneuriale française manifeste son inquiétude croissante face aux incertitudes budgétaires traversant l’Hexagone, le ministre de la Défense, Sébastien Lecornu, a tenu à rappeler ce qu’il considère comme le principal danger pour le pays : une absence de budget voté. Intervenant à l’occasion d’une réunion regroupant plusieurs dirigeants d’entreprise, le ministre a voulu apaiser, tout en insistant sur la gravité que représenterait un vide budgétaire pour la stabilité économique nationale.\n\nLes milieux économiques s’inquiètent depuis plusieurs semaines des turbulences entourant la trajectoire des finances publiques. L’annonce récente de difficultés dans l’élaboration du projet de loi de finances pour l’année à venir a renforcé une atmosphère de flottement. « Les entrepreneurs expriment de la nervosité quant à la visibilité nécessaire au bon déroulement de leurs activités et à leurs capacités d’investir », constate un représentant du Medef, soulignant des retards potentiels dans les prises de décision des investisseurs et dans la planification de projets structurants.\n\nFace à ces préoccupations, Sébastien Lecornu a souhaité rappeler la priorité gouvernementale : « Le vrai danger, c’est l’absence de budget. » À ses yeux, si le débat sur la trajectoire des finances publiques et sur le niveau de déficit public est légitime, il ne doit pas éclipser le fait qu’une non-adoption d’un budget entraînerait une situation de blocage sans précédent. « L’absence de vote sur le budget aurait des conséquences lourdes, non seulement pour le fonctionnement de l’État, mais aussi pour la sérénité du climat des affaires », a-t-il affirmé.\n\nLecornu rappelle que la loi de finances demeure le socle de la politique publique, permettant le financement de l’ensemble des missions régaliennes comme la sécurité, la défense ou l’éducation, de même que le soutien à la croissance et à l’innovation. « L’État doit pouvoir tenir ses engagements vis-à-vis des citoyens et des entreprises. Le non-vote crée de l’incertitude sur les commandes publiques, l’investissement et la feuille de route administrative », a-t-il poursuivi.\n\nDans cette période de volatilité économique, la réaction du gouvernement vise à rassurer les acteurs économiques sur sa détermination à aboutir à un compromis budgétaire. L’exécutif travaille actuellement, en lien avec le Parlement, à l’élaboration d’un texte viable, alors que les discussions s’annoncent tendues face à une opposition déterminée et à une majorité relative.\n\nCôté entreprises, le principal syndicat patronal, le Medef, appelle à la responsabilité collective pour éviter le scénario du pire. « Nous avons besoin de stabilité et de prévisibilité pour planifier nos investissements. Un État sans budget est un risque non seulement pour l’économie, mais aussi pour l’image de la France à l’international », dit un dirigeant industriel sous couvert d’anonymat.\n\nLa situation budgétaire demeure sous surveillance alors que les marchés financiers scrutent à la fois le niveau du déficit et la capacité de l’exécutif à maintenir le cap des réformes. Pour Sébastien Lecornu, la priorité doit rester la préservation des grands équilibres, mais aussi la capacité de l’État à fonctionner dans la durée. « Il serait irresponsable, conclut le ministre, d’ajouter au climat d’incertitude des dernières semaines un blocage institutionnel inédit. Notre responsabilité collective est d’assurer la continuité budgétaire pour ne pas fragiliser davantage l’économie française. »

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